newsch2000 a dit:
l'artisan qui me l'a fait me disait que c'était 2,5 fois plus solide q'une chappe normale et qu'il n'y a pas besoin de renforcer.
Il avait, sans doute, sur le moment, une manière de s'exprimer approximative.
En réalité, ces chapes liquides (autolissante) sont très souples (Elles suivent donc les mouvements sans casser), mais pas très résistantes (Dans le sens d'une cohésion face aux contraintes).
Dans le monde des liants hydrauliques, une consistance de coulée "liquide" confère au voile de béton une certaine souplesse, inversement, une consistance compacte donne une plus grande résistance à la tension et à la compression.
Fred8 => Je ne suis pas un Pro (mais j'ai un peu étudié le matériaux et je l'ai beaucoup manipulé ... à la bétonneuse !)[/quote]
MaX-MoD a dit:
En solidité, c'est à "à vue de masse" à peine mieux qu'on béton traditionnel
La mesure « à la masse » ne me semble pas valide.
Une masse donne lieu à un impact de très forte grandeur.
L’énergie libérée ne peut donc être absorber que par une déformation, ou par une rupture.
Comme notre béton est d’une bonne résistance, cela ne pouvait s’accompagner que d’une rupture.
Il aurait été amusant de quantifier l’énergie instantanée développée .....
Ceci étant dit, il est fort intéressant d’étudier le joint de rupture !
On peut dores et déjà dire que la substance (granulats + époxy), s’est comporté comme une matière homogène : plan presque droit, faisant fi des différences de résistances (cailloux / sable + époxy)
Pour une mise en œuvre imparfaite, je trouve le résultat plutôt bon.
PS : Un tel « béton » voit encore sa résistance augmentée après une deuxième cuisson
Pour augmenter la résistance à la rupture, dans ton test (à la masse), le collage enduction voir l’incorporation de fibres de carbone aurait très fortement dopé ta matière
(Au point de voir ta masse, carrément rebondir !)
Ceci étant dit, ce n’est pas forcément les caractéristiques que nous recherchons …..
Il aurait été intéressant de prendre une mesure entre 2 inserts (par exemple), d’élever la température de la dalle ainsi constituée et de mesurer la dilatation.
On pouvait alors comparé avec un homologue acier (ou alu) : Cela aurait été parlant !
De même, on aurait également pu charger la dalle et mesurer sa déformation : cela aurait été également parlant.
MaX-MoD a dit:
en dureté l'epoxy m'impressionne pas mal! dur dur de marquer la surface avec un tourne vis! c'est pour ça que je pense que il ne faut même pas d'inserts en acier pour soutenir les rails de guidage (en tout cas si ils sont assez larges pour bien répartir les contraintes).
Ce béton est très capable d’encaisser, du moment qu’on le dimentionne (proportion hauteur // largeur/longueur) correctement.
Il faudra juste éviter des points de très (trop) forte pression => D’où l’interposition de rondelles, d’une interface élastique
MaX-MoD a dit:
j'ai fait un insert en inox (2e photo), et j'ai essayé de l'arracher par tous les moyens (pince, marteau...) et je n'y suis pas arrivé,
Cela tient très bien.
Je ne suis pas chaud pour de tel insert : cela risque d’induire des déformations par dilatation thermique de l’acier dans notre dalle et le but est d’avoir une stabilité dimensionnelle ET une forte résistance.
Des trous (ou réserves) et un boulonnage me parait plus adéquate.
Encore une fois, malgré l’approximation de la mise en œuvre, je trouve le comportement du matériau très largement suffisant pour constituer une base solide et fiable vis-à-vis des efforts demander par un usinage.